
Des employés et des syndicalistes de la CGT de la Fonderie de Bretagne,à Caudan (Morbihan),le 18 décembre 2024. LOIC VENANCE / AFP Renault n’avait pas prévu l’effet bloc. Juste avant les vacances de Noël,le 20 décembre 2024,le constructeur automobile a annoncé qu’il refusait de s’engager auprès de la Fonderie de Bretagne (FDB) sur un volume de commandes,stoppant le projet de reprise de cette entreprise de Caudan (Morbihan) par le fonds d’investissement allemand Private Assets. Le jour des vacances,300 salariés ont appris que le fonds jetait l’éponge,poussant l’entreprise vers une procédure de redressement judiciaire. Une fonderie française de plus vouée à la fermeture…
Les dirigeants de Renault sont partis en vacances en pensant avoir clos le dossier. Un président de la République à Mayotte,un premier ministre sans gouvernement,un ministre de l’industrie démissionnaire… L’Etat était sans levier pour les ramener à la table des négociations. Mais les Bretons,eux,n’ont rien lâché. Notamment Maël Le Goff,délégué syndical CGT de la FDB,dans l’entreprise depuis vingt-deux ans,et Jérôme Dupont,le directeur général,qui se présente comme « ancien militaire,ayant passé deux ans dans la Légion étrangère ». Jeudi 2 janvier,ils ont envoyé une « lettre ouverte » à Emmanuel Macron,signée par une quarantaine de personnalités formant une majorité politique dont le chef de l’Etat n’oserait pas rêver.
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Les syndicats et le patronat démarrent, jeudi 27 février, à la demande de François Bayrou, des négociations visant à amender le texte controversé. Mais le cap fixé par le premier ministre d’un rétablissement de l’équilibre financier du système est jugé trop prescriptif par certaines organisations de salariés.