
Lors d’une manifestation réclamant « Justice & réparation » pour les victimes du chlordécone,à Fort-de-France,le 28 octobre 2023. THOMAS THURAR/AFP « La faute de l’Etat est constituée dès l’origine,lors de l’autorisation provisoire de vente du produit en 1972 » : devant la justice administrative,l’avis du rapporteur public pèse,et,dans le scandale du chlordécone,ce pesticide légalisé dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe de 1972 à 1993 en dépit de sa dangerosité,ses conclusions,exprimées lundi 3 février,accablent l’Etat. De quoi satisfaire les 1 286 plaignants et les trois associations au nom desquels les avocats ont plaidé devant la cour administrative d’appel de Paris lundi 3 février.
La toxicité à court et à long terme du chlordécone – commercialisé sous le nom de Kepone,Curlone ou Musalone au fil des années – avait été soulignée dès 1969 par un comité du ministère de l’agriculture,comme l’a rappelé,en 2019,la commission d’enquête présidée par les députés Serge Letchimy (Martinique) et Justine Benin (Guadeloupe) à l’Assemblée nationale. Lundi,la rapporteuse publique de la juridiction administrative a insisté sur ce point de départ,avant d’égrener les carences fautives de l’Etat,déjà partiellement admises en première instance.
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